vendredi 30 mars 2012

SAVE THE DATE
 
« L’Histoire est à moi ! »
 
Direction artistique: Paul Ardenne
 
28 septembre – 21 octobre 2012
Nocturnes les 28 – 29 septembre et 5 – 6 octobre jusqu'à 00h30
 
« L’édition 2012 du Printemps de Septembre s’attache à répondre à cette question : comment, aujourd’hui, l’artiste plasticien traite-t-il de l’Histoire et de sa propre place dans l’Histoire ? De celle-ci, que retient-il ? Sur quels faits, saillants ou non, récents ou pas, son attention se fixe-t-elle en priorité et selon quel axe de signifiance, d’inscription dans le temps ? L’Histoire, une fois prise en charge par l’artiste, est-elle l’occasion d’un engagement spécifique, une occurrence de ressourcement et de mémorisation, un simple prétexte à illustration ou à l’élaboration de paraboles, une source d’inspiration par défaut – voire tout cela à la fois ? »
 
Voir ici le texte d'intentions de Paul Ardenne
 
Le Printemps de Septembre—à Toulouse
festival de création contemporaine
 
22° édition
« L’Histoire est à moi ! » (“History is Mine!”)
28 septembre – 21 octobre 2012
Nocturnes les 28-29 septembre et 5-6 octobre jusqu'à 00h30
 
http://www.printempsdeseptembre.com/
Mise en ligne de la programmation 2012 au mois de mai
Gratuit
 
Presse nationale et internationale
Claudine Colin Communication
 Valentine Dolla
T: +33 (0) 1 42 72 60 01
printempsdeseptembre@claudinecolin.com

Presse régionale
Johanna Tilche
T: +33 (0) 5 61 14 23 51
j.tilche@printempsdeseptembre.com


 

 
Art sweet Art et LA GALERIE A CÔTÉ DE L'AGENCE vous attendent à l'exposition collective

ROSSO

Lorenzo Filomeni, Agnès Pezeu, Fabio Peloso, Massimo Arrighi, Maria Micozzi, Philippe Hubert, Romero Britto.


du Jeudi 29 mars au 13 avril -  45 rue d'Enghien Paris 10e. 

lundi 9 janvier 2012

La Diagonale du Vide à Vélo

Voici le livre concocté par Agnès Pezeu et Pascal Osten après la diagonale du vide à vélo.... Un livre  un peu loufoque d'une traversée de la France presque désertique...
http://negatifplus.com/photobook/edit/65zech2e
http://diagonale.tumblr.com/

samedi 18 juin 2011

Nouvel Opening

Lors de la performance réalisée pendant le vernissage de l'exposition "Apesanteur" le 26 mai dernier, Agnès Pezeu a esquissé deux toiles

Désormais achevées, nous vous invitons à venir les découvrir dans un nouvel accrochage

                                    le mercredi 22 juin de 18H à 21H.
                                           performance d'Agnès Pezeu - Mai 2011
La Galerie 1161
53 quai des Grands-Augustins
75006 - Paris

Tel: 09 81 83 80 34/36
Mail : lagalerie1161@bbox.fr
site internet : www.lagalerie1161.com

mercredi 18 mai 2011

APESANTEUR Exposition à la Galerie 1161 - 53 rue des Grands Augustins 75006 Paris

Vernissage le 26 Mai de 18h à 22h 

Performance par Agnès Pezeu à 20h 

dimanche 24 avril 2011


Sylvie Bonnet écrit sur le travail d'Agnès Pezeu

Agnès Pezeu oscille entre l’intime et le monumental, toiles et installations, peinture et performance avec le corps, son sujet récurent, au cœur de son travail.



L’intime, elle le puise dans l’énergie vitale de ses modèles qui, contrairement au processus créatif traditionnel, sont littéralement couchés sur la toile, leur silhouette dessinée au fusain, avant d’être peint, sans que l’artiste ne touche jamais la toile. Une inversion étonnante où l’artiste est à distance quand le sujet imprègne le support, au sens premier du terme. Restent les vibrations du corps qui a posé, étendu à même la toile, ‘peau à peau’, comme si l’œuvre reflétait son aura.

Un travail incarné qui vibre pourtant d’une certaine immatérialité tant le trait caractéristique de l’artiste reste suggestif malgré sa précision, avec ces jets de couleurs, ces projections, ces coulures, jamais accidentelles. Sa peinture joue avec le plein et le vide, la transparence et l’opacité sur des supports de différentes nature et épaisseurs : toile à beurre translucides, voiles de bateau brutes, toiles micro perforées…

jeudi 31 mars 2011

Mains

 monogrammes 2011

lundi 15 novembre 2010

Installation de 3 toiles

Le projet architecturel de la rue Sedaine inclus une végétation importante en extérieur (lierre sur les façades et jardin en entrée) que j'ai souhaité retrouver dans une écriture artistique à l’intérieur du hall d’immeuble. Pour cela je propose un graphisme de branches d’arbres (photos en nuances de gris) n’ayant pas de sens d’implantation puisque les photos sont posées à l'envers pour englober le spectateur dans un univers de flottement et de nature.

Ces formes végétales sont soulignées avec de la feuille d’argent dans le but de donner la sensation de la saturation de la lumière. Ainsi les branches argentées viennent s’opposer au noir et blanc du graphisme comme des taches de lumières dans une forêt.

Ces oeuvres sont réalisées sur toile (type M1). Les toiles, tendues sur des châssis en aluminium sont posées sur les mur.


lundi 21 juin 2010

La Diagonale du Vide

A partir du 10 juillet, Agnès Pezeu traversera la France à vélo sur une trajectoire appelée "diagonale du vide" par les géographes.
Elle réalisera un travail quotidien en prenant l'empreinte sur le journal du jour des rares habitants qu'elle rencontrera.
Ce carnet de voyage sera alors l'âme de ce vide.

jeudi 15 avril 2010

Agnès Pezeu par Paul Ardenne: Ton corps est mon partenaire

Agnès Pezeu est une peintre du corps. Un corps, celui de l’être humain, approché par cette artiste française d’une façon sensitive, vibrante, incarnée, plus que figurative. Peindre nos corps ? Pour cette artiste pas ennemie du dernier Matisse, il s’agit là, non d’abord de produire une image mais bien de saisir une énergie – celle de la vie même, dont la peinture veut être la métaphore et la célébration. Non sans hasard, les toiles d’Agnès Pezeu piègent de toute leur matière peinte le tracé excité de figures habitées, bien vivantes, le contraire de modèles froids, de gisants ou de fantômes.
En 2007, dans une galerie parisienne, Agnès Pezeu expérimente pour la première fois une méthode originale de représentation du corps humain . Cette expérience nouvelle pour l’artiste a lieu lors d’un vernissage, en présence des visiteurs. Au sol, à l’horizontale, l’artiste couche d’abord une toile couverte de peinture acrylique orange. Elle invite qui le souhaite, entre les personnes présentes, à prendre une pose, en s’allongeant sur la toile, tandis qu’elle conte une histoire, tirée de contes de l’âge classique, de Grimm ou de Perrault. On peut tenter l’expérience habillé, ou dévêtu, peu importe, seul ou avec quelqu’un. À chaque candidat de choisir sa posture, ainsi que l’apparence qu’il entend se donner, en fonction de son humeur du moment et de sa réactivité au récit de l’artiste. Armée d’un pastel de couleur sombre, Agnès Pezeu trace alors rapidement le contour de la personne allongée, au vol, dans cet esprit : donner, d’une attitude éphémère, une représentation graphique. La toile obtenue, de manière sobre, est ensuite punaisée à la verticale sur une cimaise de la galerie. Puis ainsi de suite : autres corps, autres captures d’une autre attitude, selon un mode sériel.

Agnès Pezeu est peintre comme on est chercheur. Elle quête un instant de vie, une attitude, elle donne corps à une pulsion. Ce faisant, elle expérimente un rapport privilégié entre elle-même, en tant que ce peintre qui propose, et un modèle qui, lui, dispose, joue sa propre partition. La figuration l’intéresse à l’évidence moins que le rapt d’énergies vitales, d’instants partagés, tout en valorisant la création plastique comme un intense moment d’échange. L’artiste, de même, laisse sa chance à l’aléatoire : la rencontre n’est pas en tout programmée ; vient qui veut ; s’associe, à l’entreprise, qui le souhaite, sans que joue un rapport d’autorité et sans que rien ne pèse en amont, au registre de l’élaboration de l’œuvre.
Avec chaque réalisation plastique de ce type, Agnès Pezeu peintre engage en somme l’équivalent d’un pari. Mis en face de sa proposition, quelqu’un déclarera-t-il « Banco, j’y vais » ? Recueillera-t-elle, elle l’artiste, le Dichter, le maître de cérémonie, l’adhésion sincère ou, au contraire, une lourde et pénible indifférence ? L’enthousiasme sous-jacent à son offre d’un échange hors norme sera-t-il au rendez-vous ? Quand bien même autrui accepterait de collaborer avec l’artiste, l’œuvre « montera »-t-elle, le geste saisira-t-il ce qu’il convient de saisir de la pose, de l’attitude, de l’énergie, de l’état d’esprit du modèle au moment où il s’implique dans sa « prise de corps » ? Car le risque, bel et bien, c’est que le courant ne passe pas, que la tension l’emporte sur le don, d’une nature double, en l’occurrence : don de son corps à l’artiste pour le modèle improvisé ; don, de la part de l’artiste, de son geste qui désigne, cerne et identifie le modèle.

Terrasser le corps par la peinture, lui intimer de se poser là, sur une toile disposée à l’horizontale, et de se laisser faire ? Assurément non. Le geste de peinture qu’orchestre ici Agnès Pezeu n’instrumentalise en rien son modèle d’un moment. Nul rapport entre ce geste et, par exemple, celui d’un Piero Manzoni se contentant en son temps de signer des femmes nues, à même leur épiderme – une forme d’appropriation brutale signant de façon fort traditionnelle, en dépit des apparences, l’hégémonie et la suprématie du peintre sur son modèle.
Tel qu’Agnès Pezeu le sollicite, plutôt, le corps de l’autre est d’abord celui d’un partenaire en création, celui d’un allié objectif. Façon de signifier : « Cette peinture, on va la faire à deux, ou à plusieurs, chacun va donner, de soi, quelque chose ». L’héritage que transcende Agnès Pezeu, dès lors, serait plutôt à chercher du côté de la performance euphorique, celle d’un Jean-Jacques Lebel aux heures glorieuses des festivals parisiens de la Libre expression, dans les années 1960, plus que du côté cérémoniel d’un Yves Klein, dont les célèbres Anthropométries n’ont qu’un lointain rapport avec le travail de Pezeu, seraient-elles caractérisées à l’identique par un travail direct, et en direct, du peintre en charge de son modèle. Yves Klein, c’est l’autorité, c’est le peintre qui dicte les conditions et règle les poses. Agnès Pezeu, c’est au contraire la mise en forme d’un geste libre, la sollicitation faite au modèle de façonner sa pose et, ce faisant, de créer pour l’artiste une image, une représentation de soi.

Don et contre-don sont dans toutes les cultures humaines l’expression d’une stratégie sans doute moins benoîtement altruiste que nécessaire : j’ai besoin de l’autre et inversement, nous nous gratifions mutuellement. La manière spécifique dont opère Agnès Pezeu signale dans cette optique un choix respectable : se positionner à égalité de pouvoirs, n’utiliser l’autre que dans la seule mesure où lui, en retour, vous utilise. Pas de naïveté, l’échange, on le sait bien, n’est jamais à compte nul. Et c’est parce que chacun y trouve son affaire que l’expérience artistique se fait productive.
Inscrire le corps d’autrui dans l’œuvre d’art ? Oui, mais sous cette condition, pour la circonstance non négociable : lui restituer sa part de lumière.

Paul Ardenne

Suite de l'exposition "IMPRESSION" à la Gallery Nine5 à New York




Le 11 mars 2010, Agnès Pezeu réalisait une performance à la Gallery Nine5. Elle a demandé à des personnes de se coucher sur la toile et de se mettre dans la situation d'un personnage d'un conte de Perrault ou de Grimm. Ici, Mac , le chien s'est allongé pour représenter le grand méchant loup mais le petit chaperon rouge mesurait 1m90 et il s'est transformé en GRAND chaperon rouge....Agnès Pezeu a ensuite, à partir de ces contours, créé la toile inspirée par ses modèles, qui a été présentée 3 jours plus tard